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Rapport du match: AVRANCHES - BREST | 32 éme | CDF

AVRANCHES vs BREST
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Date du match : samedi 07 janvier 2023
Heure du match : 15:30
Arbitre : Eric WATTELIER (Arbitre Central)
 

Titulaires

Gardien
    Défenseur
      Milieu
        Attaquant

          Entraîneur
            Entraîneur Adjoint
              Préparateur Physique

                Chronologie

                Minute du remplacement 74 ::<img src='/images/com_joomleague/database/events/soccer/in.png' />Goduine KOYALIPOU <br> <img src='/images/com_joomleague/database/events/soccer/out.png' />Alan KEROUÉDANMinute du remplacement 80 ::<img src='/images/com_joomleague/database/events/soccer/in.png' />David POLLET <br> <img src='/images/com_joomleague/database/events/soccer/out.png' />Mehdi BOUSSAÏDMinute du remplacement 84 ::<img src='/images/com_joomleague/database/events/soccer/in.png' />Charles BOATENG <br> <img src='/images/com_joomleague/database/events/soccer/out.png' />Victor DAGUINMinute du remplacement 84 ::<img src='/images/com_joomleague/database/events/soccer/in.png' />Théo LE NORMAND <br> <img src='/images/com_joomleague/database/events/soccer/out.png' />Virgil PIECHOCKI
                Buts Min. 90 ::<br />Buts Min. 80 ::<br />

                Événements

                Heure Événement
                90 Buts BREST
                84 Entrée  Victor DAGUIN (Milieu)
                  Sortie  Charles BOATENG (Milieu)
                84 Entrée  Virgil PIECHOCKI (Milieu)
                  Sortie  Théo LE NORMAND (Milieu)
                80 Buts BREST
                80 Entrée  Mehdi BOUSSAÏD (Milieu)
                  Sortie  David POLLET (Attaquant)
                74 Entrée  Alan KEROUÉDAN (Attaquant)
                  Sortie  Goduine KOYALIPOU (Milieu)

                 Résumé

                 
                23 01 08 avranches brest

                Coupe de France. Face à Brest, il aura manqué une étincelle à l’US Avranches

                ​L’US Avranches (Manche, National) s’est inclinée (0-2) face au Stade Brestois (Finistère, Ligue 1), en 32es de finale de la Coupe de France de football, au stade René-Fenouillère, samedi 7 janvier 2023.Si les Manchois n’ont pas à rougir de leur prestation, ils peuvent regretter de ne pas avoir eu ce petit supplément d’âme permettant d’enflammer la rencontre et le stade, en première mi-temps, quand tout était possible.

                 

                La première occasion fut la plus belle

                Pas un goût infect de match volé. Pas un goût sucré d’avoir frôlé l’exploit, non plus. Sentiments mêlés, au coup de sifflet final de cette rencontre qui n’aura finalement pas réservé de surprise. Avranches, outsider, a fait son match, s’est procuré des occasions. Brest, grand favori, n’a pas forcé son talent et a fait la différence au physique.

                Recevoir une Ligue 1 au stade René-Fenouillère en 32es de finale de la Coupe de France, pour Avranches, c’était déjà un beau gâteau pour débuter cette année 2023. Les Manchois n’ont malheureusement jamais réussi à y poser ne serait-ce qu’une petite cerise, ce grain de folie qui aurait enfiévré les plus de 3 600 spectateurs dans l’un de ses scénarios qu’offre la Coupe.

                Pourtant, ça ne pouvait pas mieux débuter. Nicolas Mercier, international français U20, déborde l’expérimenté Kenny Lala, sur l’aile gauche, repique au centre et sert Alan Kerouedan, qui reprend du bout de pied. Il faut un sauvetage sur sa ligne de but de Brassier pour éviter l’ouverture du score locale (4’). De quoi nourrir des espoirs. Ce sera en réalité la meilleure occasion de l’USA dans ce match.

                Durant la première demi-heure de jeu, Avranches mène « aux points », comme le résumera Gilbert Guérin, président, après la rencontre. Sans que survienne cette opportunité, ce geste, ce « moment » qui enflamme Fenouillère, électrise les joueurs, stimule la croyance en l’exploit. Sur un centre de Boussaid, Launay, seul au second poteau, a l’occasion de nous faire une Pavard 2018, mais sa reprise du droit s’envole dans le ciel (19’).

                Brest ouvre le score, le train est passé

                Ensuite, physiquement, le rapport de force s’inverse. Le pressing brestois s’intensifie, le danger change de camp. Beuve sauve une première fois la maison d’un énorme arrêt réflexe quand, sur corner, la tête de Brassier, déviée par Daguin, file dans son but (31’). Mounié, lui, gâche deux munitions (37’, 45’), et la reprise de Dembele frôle le montant gauche avranchinais (40’).

                L’USA change de recette. Kerouedan, seul en pointe, et Sacko, sur l’aile droite, permutent. Insuffisant pour ramener le danger dans les 20 derniers mètres bretons. En seconde période, Kerouedan retarde l’échéance, en repoussant deux fois sur sa ligne les tentatives de Camara (60’) et de Brassier (72’). Sur le corner qui suit, Camara dévie le cuir et Lees-Melou, capitaine brestois, est au second poteau pour débloquer le score (0-1, 73’). Le train est passé, pour des Avranchinais qui tirent la langue et terminent à dix, après la sortie sur blessure de Launay (87’). Dans les arrêts de jeu, Camblan corse l’addition d’une belle frappe croisée du droit (0-2, 90+2’). Avranches sort la tête haute de la Coupe, après un beau parcours et une prestation honorable. Mais reste ce regret de ne pas avoir su enflammer le match, ni le public. L’USA n’aura pas sa cerise, et Brest a même emporté tout le gâteau.

                US AVRANCHES (N) – STADE BRESTOIS (L1) : 0-2 (0-0)

                Arbitre. M. Wattelier. 3 616 spectateurs.

                BUTS. Pour Brest : Lees-Melou (73’), Camblan (90+2’).

                AVRANCHES (4-2-3-1). Beuve – Makutungu, Mendy (cap.), Lemeray, Launay – Piechocki (Le Normand, 83’), Daguin (Boateng, 83’) – Boussaid (Pollet, 80’), Mercier, Sacko – Kerouedan (Koyalipou, 73’). Entraîneur : Damien Ott.

                BREST (4-3-3). Blazquez – Lala (Fadiga, 66’), Dari, Brassier, Duverne – Belkebla, Lees-Melou (cap.) (Camblan, 82’), Magnetti (Camara, 25’) – Dembele (Honorat, 66’), Slimani, Mounié (Le Douaron, 82’). Entraîneur : Éric Roy.

                Bastien Launay va bien. Sorti sur civière en fin de match, le latéral avranchinais Bastien Launay devrait rapidement être remis sur pied. « Il n’y a pas de fracture, Bastien a simplement un peu mal. Il va serrer les dents », rassure Damien Ott, à six jours de la réception de Versailles.

                Ouest-France Pierre MACHADO.
                 

                Coupe de France. L’US Avranches espère que son beau parcours l’aidera à se maintenir en National

                L’US Avranches (Manche, National) s’est inclinée (0-2) face au Stade Brestois (Finistère, Ligue 1), en 32es de finale de la Coupe de France de football, au stade René-Fenouillère, samedi 7 janvier 2023. L’aventure s’arrête donc là. Place désormais à une deuxième partie de saison entièrement dédiée au championnat et à un avenir en National à assurer.

                 

                L’US Avranches (Manche, National) s’est inclinée (0-2) face au Stade Brestois (Finistère, Ligue 1), en 32es de finale de la Coupe de France de football, au stade René-Fenouillère, samedi 7 janvier 2023. L’aventure s’arrête donc là. Place désormais à une deuxième partie de saison entièrement dédiée au championnat et à un avenir en National à assurer.

                « On est capables de faire des choses intéressantes »

                Bien sûr, du côté d’Avranches, on l’a toujours dit et répété ces dernières semaines : l’objectif prioritaire cette saison et de se maintenir en National, dans un championnat à 18 clubs et à six relégations. La Coupe de France, pour une ville qui a connu neuf 32es de finale en 18 ans, ça reste une histoire séduisante pour laquelle il est difficile de détourner le regard. Désormais éliminés, les Manchois, 10es au classement, avec seulement deux points d’avance sur la zone de relégation, n’ont plus à calculer.

                « On s’est fait plaisir pour ce 32e, et je pense qu’on a fait plaisir au public, avance Damien Ott, entraîneur de l’USA. Maintenant, la concentration est maximale sur le National. Il y a encore beaucoup de choses à faire et de points à prendre. On va se servir de cette aventure pour continuer à progresser, à se dire qu’on est capable de faire des choses intéressantes. On doit être plus percutant, et jouer avec plus de verticalité. J’espère que ce match va nous servir pour être meilleur et plus fort en championnat. »

                Le parcours en Coupe et la prestation honorable contre une équipe de Ligue 1, des éléments sur lesquels s’appuyer ces prochaines semaines, aux yeux de Ott comme à ceux de ses joueurs. « On a pu se jauger face à une Ligue 1, ça peut nous servir à chacun pour la suite de la saison et pour nos carrières respectives, ajoute ainsi Victor Daguin, milieu de terrain. Des matches importants arrivent, cette expérience va nous aider à grandir. »

                « Si les joueurs arrivent à refaire ce qu’ils ont fait aujourd’hui… »

                À l’image du défenseur Mathis Lemeray, 21 ans, originaire de Montebourg (Manche), qui a vécu le premier grand match de sa jeune carrière. « Je pense avoir fait un match plutôt solide dans la relance, analysait-il dans les couloirs de Fenouillère. Quand on affronte des joueurs confirmés comme Mounié ou Slimani, il faut apprendre d’eux. C’est de l’expérience en plus quand on a mon âge. »

                Les Avranchinais n’auront d’autres choix que de se replonger vite dans le championnat, puisque c’est choc qui les attend à Fenouillère dès le vendredi 13 janvier 2023, avec la réception de Versailles (Yvelines ; 2e, 29 points). « On enchaîne sur un gros, résume le gardien Anthony Beuve. On ne va pas avoir le temps d’être déçu longtemps. » Ce n’est pas son président, Gilbert Guérin, qui dira le contraire : « Il va falloir aller chercher le maintien en National maintenant. Nous devons nous venger de ces 4 points perdus sur tapis vert contre Cholet (Maine-et-Loire), en attendant la décision du tribunal administratif, renchérit-il. Il faut battre Versailles et les équipes qui vont suivre. Si les joueurs arrivent à refaire ce qu’ils ont fait aujourd’hui (samedi), on est capable d’aller chercher un maintien confortable. Il faut croire en son étoile, sinon mieux vaut tout arrêter. »

                Ouest-France Pierre MACHADO (avec correspondant)